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Histoire et définition de la communication
sensible

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Hugo Jehanne
Histoire de la communication sensible
En 2000, dès sa création, l’Observatoire International des
Crises, à travers deux de ses fondateurs,
Didier Heiderich et Thierry Libaert, a initié des travaux sur l’avenir de la
communication stratégique en situation de crise. Ces travaux ont
donné naissance à une nouvelle discipline : la communication
sensible *. Le travail effectué a délimité de champ de la
communication sensible, la typologie, et les principes et méthodes
dans leurs composantes théorique.
Après 5 ans de travail, l’OIC a décidé de changer le nom de son
magazine pour l’appeler « Magazine de la communication de crise et
sensible » et d’ouvrir ses travaux hors de l’OIC. Les recherches
de l’OIC ont donné pour fruits le premier doctorat portant sur «
la communication sensible comme paradigme des nouvelles évolutions
de la communication d’entreprise » (Libaert, UCL). Les premiers
enseignements de la communication sensible dans sa typologie (hors
de la confusion avec la communication de crise) ont été dispensés
dès 2010 à l'UCL puis au CELSA. Ces travaux continuent à être alimentés, notamment sur
l’autorisation sociale d’opérer.
Définition de la communication sensible
Dans le champ de la communication stratégique, la communication
sensible regroupe l’ensemble des actions de communication
réalisées par une entreprise ou une organisation destinés à
défendre ses intérêts, ses objectifs, des dirigeants ou son image
lorsque ceux-ci sont mis en cause ou risquent de l'être.
La communication sensible regroupe les domaines suivants :
• La communication sur des sujets sensibles vise
l’acceptabilité sociale d’un objectif de développement catégoriel
d’une organisation, sans que cet objectif ne concorde a priori
avec celui des populations potentiellement concernées
• La communication sur le risque, à l’exemple du risque
sanitaire (pandémique), technique (amiante) ou alimentaire (vache
folle).
• La communication d’acceptabilité, qui est celle qui
s’effectue en accompagnement de projets d’implantation ou
d’extension ayant des impacts environnementaux ou sociaux
importants.
• La communication relative à des activités contestées, à
l’exemple des secteurs de l’armement, miniers, pétroliers ou en
encore agrochimiques.
• La communication de crise qui représente le volet extrême de
la communication sensible.
* Le terme de « communication sensible » apparaît en France
au 19e siècle dans des revues ésotériques ou religieuses (source
BNF). Dans son acception actuelle, « la communication sensible »
fait son entrée pour la première fois le 20 septembre 1999 dans un
article du Figaro intitulé « Le boom de la communication de crise
» suivi de quelques articles épars. C’est en 2005 que la «
communication sensible » prend véritablement son essor lorsque
l’Observatoire International des Crises a changé le nom de sa
publication principale pour l’appeler « le Magazine de la
Communication de Crise et Sensible. »
ISSN 2266-6575
© Aout 2017 Tous droits réservés
Magazine de la communication de crise et sensible.
www.communication-sensible.com
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