Le magazine de la communication de crise, sensible et de la gestion de crise édité par l'Observatoire International des Crises - OIC

Le Magazine de référence en communication de crise, gestion de  crise et communication sensible depuis 2000

Observatoire International des Crises - OIC   | Accueil | Espace Presse | A propos de l'OIC | Vie privée  Issues management & crisis communication review
Si vous avez marqué des pages sur la communication de crise, vous les retrouvez ici.Vous permet de marquer cette page pour vous en souvenir lors de votre prochaine visite sur CCCVous permet d'envoyer une page sur la communication de crise vers un autre site Web
 

Accueil
 

Le magazine


Articles


Publications


Espace presse

 

Flux RSS de la communication et gestion de crise
Flux RSS

 

 ISSN 2266-6575

 


 

 



 

 



 Site web de l'Observatoire International des CriseCommunication de crise - gestion de crise - communication stratégique - magazine
Lundi 11 Decembre 2017  - Le Magazine de la Communication de Crise et Sensible
Vous pouvez librement réaliser un lien vers cette page depuis votre site.

ARTICLES
accueil > Tous les articles > Article 0190
 Roman policier et crise(s)

L'art et les crises - Magazine de la communication de crise et sensible vol 16
ISBN
2-916429-16-6

Retrouvez l'article complet sur :
Le magazine de la communication de crise et sensible
Vol 16 - pdf - 70 pages - 4 Mo
(gratuit)
   
Envoyer cet article

>

Rédigez un article

   
   
L’art et les crises
Roman policier et crise(s)

Nadia Dhoukar docteur es lettres, universitaire, spécialiste du polar et auteure d’ouvrages et de nombreux articles sur le sujet.
 

Le roman policier cultive un rapport à la crise révélateur de celui entretenu par les sociétés occidentales durant le XXe siècle. Il est la crise, elle est son objet, voire son sujet, car un meurtre perturbe un ordre moral, humain et social, individuel et collectif. A la base de toute crise, il y a la mort, certes le plus souvent atténuée mais la mort (d’une confiance, d’un accord, d’un groupe…). Or, la mort est la toile de fond du roman policier, elle se glisse successivement ou conjointement dans l’étoffe de ses trois personnages centraux : la victime (objet de la crise), l’enquêteur (chargé d’en venir à bout), le coupable (à l’origine de la crise puis, une fois identifié, à sa fin). Tout roman est récit d’une crise, plus ou moins profonde, mais ce qui est notable dans ce genre littéraire c’est que, dès ses origines et jusqu’à aujourd’hui, il met en scène une communauté qui se dédouane et une justice défaillante : rares sont les représentants de la justice, à l’exception de figures telles Maigret ou San Antonio. Quant à la « communauté », elle est soit famille de la victime (parents, amis, entourage), soit entourage géographique (village, quartier, ville) pour devenir, dans le roman noir puis le néo-polar, métaphorique de la société et de l’ordre moral (représentée par le maire, le commissaire, etc.). Impuissante, pleutre ou préférant que les secrets du groupe y restent circonscrits, elle délègue l’enquête au détective privé pour que leurs affaires demeurent privées. Donc peu de policiers dans le roman policier, ou ridiculisés parce qu’incompétents. C’est le plus souvent le détective privé – ou ses avatars : prêtre, journaliste, médecin…– qui se charge d’enquêter et de rétablir l’ordre. Un personnage représentant d’une morale majoritaire mais libre de s’en démarquer, un personnage à mi-chemin entre le coupable et son juge, un personnage qu’on paie mais qu’on n’achète pas. Or, ce personnage chargé de mener l’enquête, récurrent ou pas, est selon nous « l’ingrédient » romanesque caractéristique de ce genre.

Le roman policier : premiers pas (1841-1929 environ) Né dans les langes de la révolution industrielle à la fin du XIXe siècle avec Edgar Allan Poe en Grande-Bretagne et Emile Gaboriau en France, le roman policier emprunte pour construire ses figures romanesques leurs traits à des personnages en révolte, en crise, réels – Lacenaire, Cartouche, Marius Jacob, Vidocq– ou littéraires – Edmond Dantès , Vautrin , Javert et Valjean , Rodolphe . Diffusé en roman-feuilleton, il met le plus souvent en scène un personnage récurrent capable d’insuffler son fil directeur à une intrigue et de susciter suffisamment l’intérêt du lecteur pour que ce dernier achète le numéro suivant.

C’est ce personnage, du côté du Bien –le chevalier Dupin , Sherlock Holmes , Hercule Poirot ou Rouletabille – ou du Mal –Arsène Lupin – qui se révèle, à mesure des épisodes, être en crise. Une crise existentielle, qui conditionne son rapport au monde et à l’enquête et le dote d’une complexité. Une crise qui s’apparente, dans un univers manichéen, à une déchirure chez le héros. Déchirure à l’origine de son implication dans une enquête où il puise de quoi colmater ses failles. Considérons-en trois qui évoluent à la même époque. Sherlock Holmes, brillant détective, au service de la société, du Bien, est un homme solitaire, cocaïnomane, entouré de mystère et toutes ses aventures sont sous-tendues par le thème du double (cf. Watson, son frère Mycroft et son ennemi intime, Moriarty). Chez Arsène Lupin, tantôt au service de la justice, tantôt cambrioleur, doté de moult visages et identités, aspirant à aimer, contraint à ne pouvoir le faire, la fissure est presque palpable, même s’il demeure toujours du côté de la morale. Quant à Rouletabille, enquêteur fils d’un assassin, retrouvant au long de l’enquête son histoire, ses parents et des origines troubles, il incarne parfaitement la déchirure qui traverse l’enquêteur du roman policier. La crise en lui est tant originelle que les analogies entre roman policier et mythe œdipien ne manquent pas. C’est face à une autre crise ayant pour origine un meurtre que ces personnages, dans l’action, regagnent leur unité. L’enquête et ses acteurs constituent un miroir unifiant, face auquel ils se positionnent et gagnent leur complétude.

Lors des premiers pas du genre la crise est double. Un meurtre a été commis qui perturbe l’ordre, perturbation symbolisée par un cadavre. L’enquêteur, en cherchant comprendre, révèle ses propres fissures qu’il colmate, le plus souvent en révélant le nom de l’assassin devant une assemblée. En se rendant maître de l’énigme, il extériorise souffrances et crise et l’élucidation de l’enquête a valeur de catharsis (le roman policier, dans ses schémas, cultive bien des rapports avec la tragédie), pour lui comme pour l’assemblée. Cette assemblée est représentation d’une communauté close. Le schéma est donc le suivant : la crise touche une communauté qui délègue un personnage extérieur, lui-même déchiré, pour assurer un retour à l’ordre. Le crime demeure circonscrit à une poignée de personnes et est résolu par un personnage extérieur qui gagne son étoffe et sa complétude le long du chemin de l’enquête/quête. Il parvient toujours, même imparfaitement, à dénouer l’écheveau et à rétablir l’ordre : la victime est « vengée », l’enquêteur rasséréné, le criminel confondu. A la fin de sa lecture, le lecteur éprouve une sensation de satiété : l’ordre a été perturbé puis rétabli par un personnage qu’il retrouvera lors d’une prochaine aventure.

Le roman noir (Etats-Unis, 1929) Après la guerre, le schéma se complexifie. Aux Etats-Unis, naît le roman noir, lui aussi publié en feuilletons, dans les Pulps. Dashiell Hammet puis Raymond Chandler en sont les deux chantres. Dans leurs romans, le manichéisme s’estompe, la frontière entre le bien et le mal est fluctuante de même que la crise ne passe plus d’un personnage à l’autre. Elle est tant partout que les étiquettes, victimes, enquêteur et coupable deviennent imprécises. Il s’agit pour des personnages devenus des antihéros, Sam Spade ou Philip Marlowe , de lever le voile de la réalité, de montrer ce que dissimulent les apparences. Apparaît alors un monde en crise, gangrené par la corruption, la soif de pouvoir, l’argent et les guerres de gangs. Le personnage, lui, ne souffre plus de la déchirure béante de ses prédécesseurs, celle des origines, de l’écartèlement entre le bien et le mal : il souffre au jour le jour, concrètement, pour s’en sortir, vivre et rester en vie.

Problèmes d’argent, d’éthique, bagarres… le personnage du roman noir essaie de faire de son mieux, composant avec un monde entre chien et loup. Au niveau de l’intrigue, il ne s’agit plus d’un meurtre mais de toute une série de cadavres qui, à mesure, jonchent le roman. Ces morts ne viennent pas perturber l’ordre établi : ils révèlent que, derrière cet ordre, se tapit le désordre moral. La violence, maîtresse du roman noir est symptomatique d’une crise-gangrène. Cette crise est celle du monde, partout sécrétée : dans l’enquête, les figures des coupables et de l’enquêteur, dans l’ambiance et le décor. Les villes du roman noir sont nimbées de brouillard, souvent nocturnes, truffées de ruelles sombres ou d’impasses, d’immeubles et de maisons en ruine à l’image d’un monde qui s’effrite… Le coupable ? Lorsque le lecteur achève sa lecture, il connaît les noms des coupables de tous les meurtres, mais le regard démystificateur du détective lui a révélé que coupables et crimes sont perpétrés par la société. C’est elle qui les enfante, elle qui est la crise et toute idée de communauté est disloquée, lire La Moisson rouge suffit à s’en convaincre.

Les figures du criminel gagnent en épaisseur –ils ont des circonstances atténuantes– celles de l’enquêteur également : il est humain, faillible, corruptible si cela lui permet d’arriver à la vérité, il a parfois tué pour se défendre, il est sujet à la peur, aux faiblesses, contraint de gagner sa vie au péril de son existence. Face au monde en crise, il demeure malgré tout, moralement, un représentant de l’humanité. Dans le même pays, quelques années plus tard (à partir de 1940), le roman policier devient celui « de la victime » , son personnage principal n’est plus enquêteur extérieur au drame, il est le sujet même du drame. Une personne « normale », sans talents ni ambition notables, est soudain prise dans un engrenage dont elle va chercher à s’échapper. Pour ce faire, elle mène l’enquête. Ce glissement de personnage principal est révélateur : d’abord détective infaillible qui se rend maître de la crise, la sienne et celle d’une communauté, puis personnage évoluant dans un monde en crise dont il ne peut venir à bout mais auquel il reste malgré tout perméable, le personnage devient objet et sujet de la crise. En somme, la crise s’amplifie et ressuscite ce personnage de la victime, auparavant inactif, cadavre objet de l’enquête qui devient objet et sujet de l’action. Des mutations et glissements qui s’expliquent par l’actualité du monde : la guerre 14-18 et, aux Etats-Unis, la Prohibition. Le gouvernement interdit l’alcool et pactise dans le même temps avec des bandes organisées pour mettre en place des réseaux de distribution supposés clandestins : où est la vérité, où sont le bien et le mal, les victimes et les coupables, par où débuter la gestion d’une crise à peine incarnée ?

Le roman policier, parce qu’il met en scène la mort sous tous ses visages (mort physique, de l’âme ou de l’humanité mais aussi l’oubli, l’abandon…), est un miroir des hantises de l’homme. Hantises ravivées par l’actualité. C’est la raison pour laquelle le roman noir naîtra en France lors de la Seconde Guerre mondiale, avec Léo Malet et son détective Nestor Burma. A mesure que l’Histoire révèle l’inhumanité de l’homme, les figures centrales du roman policier s’amenuisent : le personnage principal devient désenchanté, en lutte contre une gangrène du monde qui risque de devenir la sienne. L’idée d’humanité est écornée et les sociétés occidentales sont en crise. Crises politique, religieuse, sociale. Au début jeu de pistes et de rôles, pure intrigue à la Cluedo, le polar devient univers épais, sombre au propre et au figuré, peuplé de personnages complexes et la naissance de la psychanalyse au début du siècle n’y est pas étrangère.

Une figure emblématique et marginale : Maigret (1931-1972) L’auteur ayant mis en scène la ou les crises les plus complexes est sans doute Georges Simenon. Son œuvre, près de 400 romans policiers et « durs » confondus, met en scène des personnages en proie à la crise du sujet. Failles et horreurs du monde ne sont pas symbolisées comme dans le roman noir par des bandits, la violence, les guerres de gangs ou les meurtres : elles incubent chez des êtres du quotidien Le commissaire Maigret dévide les pelotes des destinées et révèle, avec compassion voire empathie, que la plupart des assassins qu’il confond sont d’abord des victimes. Maigret est une figure marginale de l’histoire du roman policier et dans le même temps emblématique de tous ses personnages. Il est représentant de la loi et de la morale puisqu’il est commissaire. Il n’est doué d’aucun talent particulier, c’est un bourgeois, marié sans enfant… un fonctionnaire. Lui aussi a pourtant affaire aux doubles, figures maternelles et paternelles hantent la série, mais il n’est pas en crise : il est apaisé, semble avoir compris et assumé son histoire et ce qu’il est devenu . Une compréhension de lui-même qui le rend réceptif aux affres de ses contemporains. Entre le prêtre et le psychanalyste, Maigret est officiellement délégué par la communauté pour rétablir un ordre perturbé mais enquête et crime ont peu d’intérêt : ce qui compte pour Maigret, c’est l’homme. Lui-même est homme avant d’être commissaire et dans le monde de Simenon les étiquettes, castratrices d’identités, tombent. Les crises subies par les personnages chez Maigret sont identitaires ; ils sont égarés dans leur propre existence dont ils sont souvent objet et non sujet (à tel point que, à de nombreuses reprises, Maigret enquête sur des cadavres). Leur environnement familial et social est à l’origine de leur déconstruction. Le meurtre est pour eux acte de libération ou acte tout court : réaction. Au centre du roman, c’est donc davantage la crise humaine, individuelle mais métonymique, qui occupe Maigret et non celle subie par la société : le meurtre. L’univers simenonien intègre, avec plus ou moins de force, plusieurs facettes de la crise dans le roman policier. Le meurtre, s’il perturbe l’ordre et la morale, n’est que la manifestation d’une crise plus dense et souterraine, celle d’un individu et, à travers lui, d’une société toute entière. Maigret ne résout rien et il le sait, mais par l’écoute et la compassion il colmate les fissures d’une vie. Selon ce schéma, Maigret devient l’égal du criminel : le destin, origines et tempérament, a sauvé l’un de la crise, pas l’autre. Quant au lecteur…

Maigret figure sans doute parmi les derniers enquêteurs véritablement humains du roman policier français. Le roman policier, tout jeune qu’il est, connaît après la Seconde Guerre mondiale la même crise que celle du roman « traditionnel ». Après ce conflit, les figures d’hommes et d’humanité disparaissent, vidées de leur substance. Place au Nouveau roman, à l’Existentialisme, à l’absurde… : mots, idées, concepts, révolution, inanité du monde sont l’objet du récit, lui-même déconstruit. L’homme, l’individu, disparaissent. Crise du monde, du roman, du roman policier. Le personnage récurrent disparaît, il n’est plus le sujet du roman. Boileau et Narcejac perpétuent brillamment le roman de la victime initié par Irish où une crise de son univers gagne progressivement, sans qu’il comprenne pourquoi ni comment, le personnage, victime d’un engrenage. Les années d’après-guerre marquent la naissance de la « Série Noire » qui publie des auteurs de romans noirs où, à travers le regard de personnages solitaires et insurgés, s’exprime une vision sociale et critique.

Le néo-polar (France, 1960 à aujourd’hui) Le polar devient peinture de la crise. La crise en termes d’événements (mai 68, la fin de la gauche prolétarienne, guerre d’Algérie, etc.) devient son sujet tandis que la crise dont souffre le personnage central du genre le disloque et l’annihile tant qu’elle n’est plus thème du roman : elle est banalisée. Le personnage comme réceptacle, miroir et objet de catharsis pour le lecteur, a disparu ou est tourné en dérision (cf. les romans de Frédéric Dard ou de Charles Exbrayat). Jean-Patrick Manchette qui initie le tournant du genre vers le néo-polar avec la publication, en 1971, de L’Affaire N’Gustro qui s’inspire de l’affaire Ben Barka. Il publiera ensuite plusieurs romans, tous inspirés de crises pas du tout fictives (terrorisme, guerres des polices, xénophobie, guerre d’Algérie). Son dernier roman, La Position du Tireur couché, illustre bien l’anéantissement du personnage principal du genre, de son humanité, de sa croyance à un monde meilleur à l’origine de son implication dans l’enquête. Le style est dépouillé et n’offre jamais à son personnage, un tueur à gages, la possibilité de réfléchir sur lui-même, ce qui fait de lui un être dénué de toute humanité, ballotté par les circonstances que jamais il ne cherche réellement à dominer. Après lui, nombreux sont les auteurs à faire du roman policier un terrain de contestation du réel, reléguant l’intrigue fictive et la part de rêve que distillait le genre : Raf Vallet, ADG, Dominique Fajardie, Marc Villard, Thierry Jonquet, Jean-Bernard Pouy, Didier Daeninckx, Maurice Dantec… autant d’auteurs qui s’inspirèrent, selon des visions politiques différentes, des crises so-ciales. Le roman policier devient un long réquisitoire politiquement engagé à tel point que les auteurs s’affrontent sur les plateaux télé ou les salons. Le roman policier, loin de la fiction, devient pure peinture sociale, sans une once de rêve ni de rémission possible.

Le personnage central du roman policier est miroir des mutations sociales et les personnages qui demeurent dans notre imaginaire collectif sont ceux qui ont soit suscité un engouement tel que leur nom reste, soit ceux dont l’étoffe est tissée d’universel. Le lecteur, lors des premières lettres du genre, se projette sur des figures de héros, Lupin, Holmes… pour résoudre les crises du monde. Puis il investit des figures d’anti-héros, faillibles mais terriblement humains dans leur capacité à se battre ou se débattre. Enfin, le personnage, miroir du lecteur, terrain de catharsis, disparaît et le lecteur n’a plus qu’à affronter, sans bouc émissaire, un monde en crise. Du moins dans le roman policier français car d’autres (cf. Montalban, PD James, John Ross Mac Donald, …) poursuivent la veine plus classique du genre, avec ses intrigues, sa fiction et ses personnages récurrents. Côté français, on remarquera toutefois que l’auteur ayant rencontré le plus de succès ces dernières années est Fred Vargas, qui a renoué elle aussi avec la veine classique du genre, loin des affres et des crises de l’époque. Avant elle, Jean-Claude Izzo figure sans doute parmi les auteurs à avoir révélé, avec une plume à la fois tendre et acérée, à quel point la crise est à l’origine du roman policier : crises du monde, d’un système, de valeurs et celle identitaire ne font plus qu’une et nichent au cœur d’un personnage, Fabio Montale, qui jamais n’en viendra à bout .

Nadia Dhoukar Nadia DHOUKAR, docteur es lettres, universitaire, spécialiste du polar et auteure d’ouvrages et de nombreux articles sur le sujet.

Chronologie (non exhaustive et synthétique)

Les grands personnages de la littérature policière, de 1841 à 1929 Construction en trois étapes du genre (1841-1929) Edgar Allan Poe et le chevalier Auguste Dupin Emile Gaboriau et le Père Tabaret Sir Arthur Conan Doyle et Sherlock Holmes Exploration des possibilités du genre jusqu’en 1930 Maurice Leblanc et Arsène Lupin Gaston Leroux et Rouletabille Angleterre : Gilbert Keith Chesterton et le Père Brown, Agatha Christie, Hercule Poirot et Miss Marple

Personnages de la littérature policière, de 1929 à nos jours Etats-Unis : naissance du roman noir Dashiell Hammet, son personnage anonyme, Sam Spade et Ned Beaumont Raymond Chandler et Philip Marlowe France: années 30- 60 Georges Simenon et Maigret Léo Malet et Nestor Burma Années 60 aux années 90 : le personnage s’efface Tourné en dérision (Frédéric Dard, Charles Exbrayat, Albert Simonin, Auguste Le Breton, etc.) La victime s’accapare le premier rôle (William Irish, Boileau et Narcejac) Le néo-polar

 

L'art et les crises - Magazine de la communication de crise et sensible vol 16Retrouvez l'article complet sur :
Le magazine de la communication de crise et sensible
Vol 16 - pdf - 70 pages - 4 Mo
(gratuit)


 

 

Magazine de la communication de crise et sensible.

 

©  Tous droits réservés par les auteurs


 

 

Antropia - Moteur de recherche documentaire sur les sciences de l'information et de la communication Rechercher avec antropia

Communication financière de crise
n°24, février 2017
Télécharger le magazine n°24 - pdf - 29 pages,
ISSN 2266-6575
 


 

L'observatoire en campagne
Magazine éphémère  "L'Observatoire en campagne", dédié à l'analyse de la présidentielle 2017 en France
ISSN 2266-6575
observatoireencampagne.com
 



 

Prospective :
Horizon 2020
Numéro spécial 15 ans
n°23

Téléchargez le magazine n°23
60 pages, PDF - gratuit.
ISSN 2266-6575
 

Actualité


Partenariat Recherche et développement

Annonce -
L'OIC et Heiderich Consultants collaborent sur 7 thèmes stratégiques en gestion et communication de crise
En savoir plus :
Le communiqué

research.heiderich.fr

 

France.Evénement - L'observatoire International des Crises partenaire de "Influence Day" qui se déroulera le 14/09/17 à Paris. Interventions de Natalie Maroun  - influence-day


 

France.R&D - Article de fond « La mise en récit des exercices de crise » rédigé par Natalie Maroun et Didier Heiderich dans La LIREC, lettre d’information de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ). Juillet 2017 – Télécharger


 

Etude.Communication - Parution dans la revue de la Communication Publique « Parole Publique » d’un dossier sur « L’enjeu environnemental: une communication-action complexe ». Article introductif de Thierry Libaert« Communication et environnement: partie liée ». Page 50 et 51. N° 16. Juin 2017.

 
 

France.Aviation - Conférence « Les compagnies aériennes face à l’accident », intervention de Didier Heiderich la communication de crise, 9 juin 2017

 

 

Maroc.Communication - Conférence le 12 mai 2017 et formation de Didier Heiderich les 13 et 14 mai 2017, Hôtel Kenzy Tower - Casablanca "Communication sensible et gestion des crises, stratégies et techniques" Information et inscription


 

France.Politique - Didier Heiderich était l'invité de Public Sénat dans l'émission "Déshabillons-les" du 4/03/17 sur la communication politique de crise - Voir

 

France.Presse - Interview de Natalie Maroun dans Les Echos Business sur la communication financière de crise "Affaire Vinci : comment limiter les risques ?", le 12/12/2016 - Lire

 

France.Santé - Retrouvez la vidéo de la conférence de Didier Heiderich au GRAPH sur "La vérité" - Vidéo
Téléchargez les Diapositives "Mensonges et vérité" (pdf)

 

France.Presse - Interview de Didier Heiderich sur la communication sensible d'UBER, 23/12/16 - Lire

 

France.Conférence - Conférence de Natalie Maroun sur la gestion des crises internationales à l'IHEDN, 6 décembre 2016

 

Suisse.Conférence - Didier Heiderich donnera une conférence sur les relations publiques de crise auprès des communicateurs et des élus de la Ville de Genève au Palais Eynard , novembre 2016

 

France.Justice - Didier Heiderich invité de la direction de la communication du Ministère de la Justice à participer à une table ronde sur la communication judiciaire et réseaux sociaux lors d'attentats auprès des magistrats délégués à la communication (MDC). Cette table ronde sera l'occasion d'un retour d’expérience : La communication de crise face au risque d’attentat par Agnès Thibault-Lecuivre, Vice-procureur, Chargée de mission presse communication et international, Cabinet du procureur de la République de Paris. 21 novembre 2016


France.Communication. Sortie du livre "La communication environnementale" (CNRS Editions, Les Essentiels d’Hermès), sous la direction de Thierry Libaert, novembre 2016


France.Politique - Analyse de la communication politique de crise par Natalie Maroun dans le magazine ComPol, 20/10/16


France.Agriculture - Didier Heiderich invité du Syrpa le 27/09/16 pour intervenir sur le thème "Se préparer à gérer les crises, retour d’expérience d’acteurs"

 

Article.Communication - "Communication de crise : priorité à l’interne", article de Didier Heiderich dans HARVARD BUSINESS REVIEW, aout 2016 - Lire

 

Chine.Sécurité Civile - Organisation  d'un programme de transfert de compétences en gestion de crise pour les autorités et l'ENA Chinois. Une collaboration Heiderich Consultants et l'Observatoire International des Crises, août 2016
 

Suisse.Radio - Didier Heiderich, invité principal de la matinale de la Radio Télévision Suisse pour analyser le risque et sa perception, le 2 juin 2016 - Lire

 

France.Politique - Didier Heiderich invité de l'émission d'analyse politique de Public Sénat "Déshabillons-les !" du samedi 9 juillet 2016 - Extrait

 

Conférence. France.Santé - Didier Heiderich interviendra le 12 mars 2016 dans le séminaire du GRAPH sur "La vérité"
Programme

 

R&D. France - L'OIC s'associe au groupe de travail de l'ANVIE sur "Fait religieux, identités et diversité" sur la communication interne et religion. 2016
L'ANVIE

 

Lille. Conférence - Natalie Maroun intervient à la conférence annuelle de Sciences Po Lille sur la mise en scène de la transparence, le 24 novembre 2015

 

Documentaire - Témoignages de Natalie Maroun et Didier Heiderich dans le film "Même pas peur" réalisé par Ana Dumitrescu, octobre 2015
Fiche Allo Ciné

 

Livre. Parution du livre « Les nouvelles luttes sociales et environnementales » par Thierry Libaert et Jean Marie Pierlot, aux editions Vuibert, septembre 2015

 

France. Etat/collectivités - "La communication de crise. Réflexions théoriques et retours d’expériences", conférence inaugurale de Natalie Maroun à l'INET le 17 septembre 2015 de 2 jours de travaux sur la gestion de crise sous l'égide du CNFPT à Strasbourg. Cette conférence de Natalie Maroun sera retransmise dans les autres centres en France.

 

Presse - Interview de Natalie Maroun dans la matinale de la Radio Suisse Romande "Comment gère-t-on un scandale international ?" - Ecouter

 

Livre - "La communication d'entreprise", Philippe Morel. Participation de Didier Heiderich

 

Presse - Interview de Didier Heiderich dans Challenges pour l'article "Les chiens de garde qui font peur", juin 2015, sur les relations sensibles et la médiation entre groupes internationaux et associations

 

Crisis Management - Natalie Maroun will speak about "Post-crisis and post-conflict management", ENA (Ecole nationale d'administration), Master « Public governance and international relations » « Global governance and international challenges», 2015.

 

R&D International - Report "Risk Communications for Public Health Emergencies: What to Learn from Real-life Events". This Report summarises the results from a workshop held on 2-3 October 2014, in Oslo, Norway. HEIDERICH was being represented by Natalie Maroun, PhD, Associate consulting director. 2015
Download the report

 

Recherche - Centre d’études et de recherches interdisciplinaires sur la sécurité civile
Première réunion du nouveau comité scientifique auquel Didier Heiderich appartient au sein du Centre d’études et de recherches interdisciplinaires sur la sécurité civile (CERISC) de l’ENSOSP, 13 février 2015

 

Conférence - L’Association des Agences de Voyages de Casablanca organise le jeudi 22 janvier 2015 à Casablanca, un Forum sous le thème « Communication & le Tourisme, Enjeux & Perspectives », conférence de Didier Heiderich.

 

Colloque  - "Médias Sociaux en Gestion d'Urgence (MSGU)"  à l'ENSOSP le 27/11/14, avec l'intervention de Didier Heiderich
 

Workshop - Natalie Maroun participera au workshop  "Risk Communications for Public Health Emergencies: What to Learn from Real-life Events" à Oslo les 2 et 3 octobre 14,  organisé par l'Asia-Europe Foundation (ASEF) et le Research Concil of Norway (RCN) - Programme

 

Conférence - Deloitte et l'OIC animeront l'atelier "La gestion de crise - rôle de l'audit interne" le 3 octobre 2014, dans la conférence annuelle de l'IFACI

 

Conférence Internationale - Didier Heiderich et Natalie Maroun donneront une conférence à Chypre le 9 mai pour la journée de l'Europe sur le thème de la "Reconstruction post-crise"
 


"El Watan"
Interview de Didier Heiderich sur la communication politique de crise à la veille des élections, 16 avril 2014 - Lire
 

Ministère des Affaires Etrangères
Le Programme d’invitation des personnalités d’avenir du Ministère des Affaires étrangères (MAE) invite chaque année des personnalités étrangères promises à une position d’influence dans leur pays. Dans ce programme, le MAE a souhaité que Mme Deniz BIRINCI. Secrétaire générale adjointe du Parti social-démocrate chypriote-turc, nous rencontre pour un échange sur la communication politique, institutionnelle et en particulier la communication de crise. Avril 2014
 

 

Gazeta Wyborcza (Pologne)
Interview de Natalie Maroun sur la communication politique de crise
"Pan Budyń chce pokazać Francuzom lwi pazur [Jaką przemianę chce przejść prezydent Francji?]"(15 avril 2014) - Lire
 

 

Agefi Magazine (Suisse)
Le "Social licence to operate
", article de Didier Heiderich et Farner Consulting, mars 2014 (Pdf) - Lire

 

Le Soir (Belgique)
Communication de crise: hors les réseaux sociaux point de salut ?
article de Thierry Libaert et Christophe Roux-Dufort
Lire

 

R&D - "Réinventer la communication de crise"
Projet ADFINITAS, 2013-2014
L'OIC travaille sur l'après communication de crise et les relations publiques de crise en partenariat avec des acteurs privés.


A lire sur le sujet :
Article - "La communication de crise est morte, vivent les relations publiques de crise !"
Par Didier Heiderich et Natalie Maroun,
Publié par l'Observatoire géostratégique de l'information (page 2), 2013, Lire

 

Les relations publiques de crise. Une nouvelle approche structurelle de la communication en situation de crise. Didier Heiderich et Natalie Maroun, janvier 2014. Synthèse des travaux de l'Observatoire International des Crises en relations publiques de crise, principes et méthodes. PDF, 18 pages - Télécharger

 

 

Formation à la gestion de crise

Sous l'égide de
l'Observatoire International des Crises
Eligible au DIF
Information

 

Formation
Communication de crise

Formation à la communication de crise et au média training de crise
Sous l'égide de
l'Observatoire International des Crises
Information
 


Formation intra en gestion et communication de crise :
Information

Formation interministérielle en communication de crise :
Information
 


 

 




Marque déposée

Rappel :
Observatoire International des Crises
est également une marque déposée.
 

Observatoire International des Crises
 

 

 

 Également sur le magazine

publications sur la communication crise communication sensible communication stratégique

Publications
Retrouvez au format papier numérique sur nos publications.

| Nos Publications
 

 Partenaires

 

Heiderich
Conseil en communication de crise et Gestion de crise

 

 

Outils professionnels

Documents opérationnels
 l'espace Business Class


Découvrir l'espace business class


 

 

 

Permissions | Informations sur le copyright | Aide

Un problème ? Un bug ? Un lien brisé ? Signalez-le. Merci.
Le magazine de la communication de crise et sensible  (c) 2017
Le magazine | Articles | PublicationsOutils de communication et de managementFormation  |
 Mémoires | Contacts | Press room | |  

Index thématique des articles et publications
Communication de crise
| Gestion de crise | Société, sociologie et crises | Cybercrises et Intelligence stratégique |  Tous les articles

Le magazine de la communication de crise et sensible
Editeur : Observatoire International des Crises

Déclaration CNIL n° 730674 -  Indicatif éditeur 2-916429

MOTS CLES - LE MAGAZINE DE LA COMMUNICATION DE CRISE ET SENSIBLE TRAITE DES SUJETS SUIVANTS :

Ce Magazine sur la communication est édité par l'Observatoire International des Crises
 

 

Vous êtes sur
Le magazine de la communication de crise et sensible - ISSN 2266-6575




Informations sur le copyright