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Communiquer sur Internet reste un art délicat. Or, dans ce
domaine, il est nécessaire autant qu’utile de respecter les normes
si l’on veut qu’un site web soit correctement visible sur le plus
de navigateurs (Mozilla, Firefox, Internet explorer,…) et de
plateformes logiciels (Mac, PC, Unix, Linux) possibles.
Qu’adviendra t-il en cas de crise si la communication en ligne des
grands groupes laisse apparaître des failles techniques, ou pire,
des liens involontaires ? Voici quelques exemples et les moyens de
vérifier la compatibilité de vos sites Web.
La norme existe : elle est définie par le W3C, le World Wide
Web Consortium (W3C.org).
Son respect permet de se prémunir contre les erreurs qui peuvent
survenir lors des évolutions des navigateurs Web. Pour réaliser
cette micro étude, nous avons utilisé les statistiques de Google
pour le mois de janvier en matière de mots clés et testé les
premiers sites retournés par Google pour les 5 meilleurs mots clés
:
Classement des recherches Google Zeitgeist - Janvier 2005
1. sncf – résultat : www.sncf.com
2. mappy – résultat : www.mappy.com
3. tsunami – résultat : www.tsunami.org
4. meteo - www.meteo.fr
5. musique - www.cite-musique.fr
Ensuite nous avons testé la page d’accueil des sites depuis
l’indispensable W3C Markup Validation Service (http://validator.w3.org/
). De même, nous avons vérifié que l’affichage des sites est
identique sur Internet Explorer (IE) et sur Firefox, le second
navigateur le plus utilisé en France, avant de jeter un coup d’œil
au code source… et les résultats sont peu convaincants !
Aucun des sites testés ne passe le contrôle du W3C, mais à
l’exception du site de la SNCF (attention : la version du site a
changé depuis le 17 mars après la parution de cet article), tous s’affichent identiquement (*)
quelque soit le navigateur. De même, seul le code HTML de SNCF.COM
contient une petite bizarrerie. Détail.
Premier de liste oblige, le site Web de la SNCF, un simple
portail d’orientation, ne passe pas le test du W3C avec 79 erreurs. Si
l’affichage sur Firefox est globalement satisfaisant, il apparaît
en haut de page un lien nommé « Voyages-Sncf - Plan du site »
invisible sous IE, lien qui conduit vers une page inexistante (*)
? Bizarrerie ? Mais, surtout et notre grand étonnement,
l’affichage du code nous permet de vérifier que le site est
réalisé avec Frontpage, un logiciel destiné aux monde amateur.
Mappy affiche quand à lui pas moins de 223 erreurs (*), mais à
sa décharge, la page d'accueil du site n’est pas un simple portail
d’accès vers d’autres sites, comme celui de la SNCF et son
affichage est identique sur IE et Firefox et son code source ne
contient aucune bizarrerie.
Passons sur tsunami.org truffé d’erreurs, qui est un site
d’amateur- mais dont l’affichage est identique sur les deux
navigateurs, pour nous intéresser au site de Météo France : nous
pouvions imaginer que ce milieu scientifique respecte la norme :
non, le site ne passe pas le test du W3C et retourne 285 erreurs
(*), même si l’affichage du site reste identique sur IE et Firefox
et que la lecture de son code source laisse apparaître un site
bien structuré et très maîtrisé.
Enfin, le site de la Cité de la musique qui dépasse de loin les
autres par son graphisme, résiste un peu mieux au test avec
seulement 16 erreurs (*) et un code source tout à fait correct.
Pour conclure, il nous faut avouer que l'OIC ne fait pas mieux,
avec 155 erreurs mais son affichage est identique quelque soit le
navigateur… et nous promettons de nous améliorer. Enfin, pour vous
rassurer, le site du W3C est parfaitement compatible avec aucune
erreur, heureusement.
(*) Tests réalisés le 5/03/2005 depuis le W3C. Attention : le site web de
la SNCF a changé depuis (voir : CCC
Watch n°1).
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