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Internet est devenu le vecteur de toutes les
contestations. Si la plupart d’entre-elles sont noyées dans la
masse des pages web, certaines sont particulièrement bien
orchestrées et constituent un véritable risque de crise.
Tous les jours un abonné insatisfait de France
Télécom, d’AOL ou encore de son crémier tente de déclarer son
courroux sur le net. D’un point de vue logistique, les mécontents
ont la possibilité d’être vus depuis le monde entier. Heureusement
( ?), la plupart de ces attaques restent confinées sur la face
cachée du net, mais il arrive à certaines d’entre-elles d’être
particulièrement visibles.
Par exemple, une simple recherche en Français
du terme " France Télécom " sur Altavista met en exergue (à ce
jour) 2 sites de contestataires sur les 2 premières pages de
résultat
www.lorgane.com/pan.html et
www.multimania.com/corruptn/10.htm
).
Mais la visibilité ne suffit pas. Faute de
savoir réellement communiquer, ces sites contestataires ne sont
pas en mesure de convaincre qui que ce soit. Simplement, ils
démontrent que le risque est réel : il suffirait de crédibiliser
le message pour que l’attaque prenne corps….
C’est le cas pour AOL. La même recherche sur
Altavista, réalisée avec le mot clé AOL, donne accès dès la
première page de résultats à un article du très sérieux
" Branchez-vous ! " consacré à un problème réel (et connu)
rencontré par AOL et concernant les limites d’utilisation des
boîtes aux lettres sur ce service.
Une attaque orchestrée ? Surtout pas. Cet
article – pourtant négatif - n’a pas cet objectif ce qui lui donne
encore plus de crédibilité. De plus, sa présence en première page
est le fruit du hasard – (personne n’a référencé volontairement
cette page) et de la rémanence (l’article date de Juillet 99), un
autre effet du net à prendre en considération.
http://www.branchez-vous.com/actu/99-07/03-257501.html
L’agression volontaire peut cependant porter
ses fruits à travers les sites de communautés qui sont devenus de
véritables vecteurs d’opinion. Ces sites sont à surveiller
particulièrement car ils sont en mesure d’initier le débat avec
une démarche de communication ciblée sur un public qu’ils
connaissent parfaitement. De plus, le déficit de contenu pousse
naturellement à provoquer l’intérêt et à fidéliser par
l’utilisation d’un ton " confidentiel " propice à la propagation
de rumeurs… ce qui sera l’objet d’un prochain article.
DH, le Lundi 4 Avril 2000 © Tous droits réservés.
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